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Relogement pendant les travaux : droits et obligations du locataire
Des travaux importants dans un logement loué posent rapidement une question concrète : qui prend en charge l'hébergement temporaire, et à quel coût ? La réponse varie selon la nature du chantier et le contrat de bail. Lorsque le bien devient inutilisable, la loi encadre précisément les obligations du propriétaire, que les travaux soient liés à l'entretien courant, à une réhabilitation ou à un sinistre. Cet article fait le point sur ce que prévoit la loi pour le locataire contraint de quitter son logement.
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Dans ce guide
- Quand le propriétaire doit-il reloger son locataire ?
- Les droits du locataire face aux différents types de travaux
- Qui prend en charge les frais de relogement pendant les travaux ?
- Assurance habitation : couvre-t-elle le relogement ?
- Comment trouver une solution de relogement temporaire ?
- FAQ : Relogement pendant les travaux
Dans ce guide
- Quand le propriétaire doit-il reloger son locataire ?
- Les droits du locataire face aux différents types de travaux
- Qui prend en charge les frais de relogement pendant les travaux ?
- Assurance habitation : couvre-t-elle le relogement ?
- Comment trouver une solution de relogement temporaire ?
- FAQ : Relogement pendant les travaux
En résumé
Obligation légale : le propriétaire doit reloger uniquement si le logement est totalement inhabitable.
Types de travaux : seuls les travaux rendant le bien impropre à l'habitation déclenchent l'obligation.
Frais de relogement : le bailleur responsable couvre hébergement, déménagement et différence de loyer.
Assurance habitation : couvre le relogement en cas de sinistre couvert, pas les travaux du propriétaire.
Réforme 2024 : depuis le 1er janvier 2024, les catastrophes naturelles prévoient une prise en charge encadrée.
Démarches : demande écrite, deux propositions du bailleur minimum, recours au 115 en urgence.
Quand le propriétaire doit-il reloger son locataire ?
Le bailleur est tenu de proposer une solution d'hébergement uniquement si les travaux rendent le logement totalement impropre à l'habitation. Cette obligation découle du contrat de bail : le propriétaire garantit la jouissance paisible du bien. Lorsque des travaux nécessaires compromettent durablement cet usage, il devra trouver une alternative adaptée à la situation du locataire, et éventuellement recourir à un professionnel du financement pour évaluer les moyens nécessaires.
Deux cas déclenchent cette obligation. D'abord, si les travaux sont indispensables à la conservation du logement ou à la mise aux normes de salubrité, le bailleur est tenu d'agir pendant toute la durée du chantier. Ensuite, lorsque le bien devient inaccessible ou dangereux suite à un sinistre, la prise en charge de l'hébergement peut également s'imposer.
À l'inverse, des travaux seulement gênants n'ouvrent pas droit au relogement. La loi distingue les aménagements courants des situations qui empêchent le locataire de jouir paisiblement de son habitation. Seule cette dernière catégorie déclenche une obligation de relogement du locataire.
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Les droits du locataire face aux différents types de travaux
Les travaux qui rendent le logement inhabitable
Un logement est considéré inhabitable pendant les travaux lorsque ceux-ci rendent l'espace impropre à toute occupation : démolition de cloisons portantes, réfection complète de la toiture, travaux d'assainissement lourds. Dans ce cas, le locataire n'est pas tenu d'y rester et peut demander un hébergement de substitution.
Pour faire valoir ce droit, il doit adresser une demande écrite au bailleur en décrivant l'impact des travaux sur ses conditions de vie. Le propriétaire devra formuler au moins deux propositions conformes aux besoins du locataire. À défaut, ce dernier peut saisir le tribunal judiciaire.

Gros travaux et rénovation : ce que prévoit la loi
De gros travaux de rénovation qui ne rendent pas le logement inhabitable mais occasionnent une gêne importante donnent d'autres droits au locataire. Celui-ci peut exiger une réduction de loyer proportionnelle à la gêne subie, voire résilier le bail si les conditions de vie deviennent insupportables.
Le propriétaire peut réaliser des travaux d'amélioration dans les parties communes ou privatives, à condition de respecter les délais de préavis et les horaires de chantier. Pour les rénovations respectueuses de l'environnement, certains dispositifs d'aide peuvent financer une partie de ces dépenses. Ces interventions nécessaires à la conservation de l'immeuble ne peuvent pas être refusées pendant la durée du bail.
Insalubrité, sinistre et dégât des eaux : quelles règles ?
Lorsqu'un sinistre rend le logement inutilisable, comme un dégât des eaux ou un incendie, les règles diffèrent selon l'origine du problème. Si le sinistre résulte d'un vice de construction ou d'un manquement du propriétaire à ses obligations, ce dernier doit prendre en charge l'hébergement temporaire.
En cas de catastrophe naturelle ou d'événement imprévisible, c'est souvent l'assurance habitation du locataire qui intervient pour couvrir les frais pendant les travaux de remise en état. Si cette couverture s'avère insuffisante, le propriétaire peut explorer des solutions de financement pour compléter le montant des travaux. Il faut déclarer rapidement le sinistre à l'assureur et conserver tous les justificatifs de dépenses.
Qui prend en charge les frais de relogement pendant les travaux ?
La prise en charge des frais dépend de la responsabilité du propriétaire dans la situation qui rend le logement inhabitable. S'il est à l'origine des travaux rendant le bien inutilisable, il doit couvrir l'intégralité des dépenses : hébergement, déménagement, et parfois la différence de loyer entre le logement habituel et la solution provisoire. Pour des dépenses de cet ordre, il peut explorer des options de financement adaptées.
Lorsque les travaux résultent d'une obligation légale, par exemple la réhabilitation d'un immeuble déclaré insalubre par le préfet, le bailleur social peut obtenir des aides publiques. L'Agence régionale de santé ou les services municipaux peuvent accompagner les démarches pour trouver un logement de substitution dans les meilleurs délais.
Si le locataire quitte les lieux de sa propre initiative, sans que le logement soit officiellement déclaré inhabitable, les frais restent à sa charge. Avant toute démarche, il est conseillé de faire constater l'état du bien par un huissier afin de disposer d'une preuve en cas de litige.
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Assurance habitation : couvre-t-elle le relogement ?
L'assurance habitation intervient principalement en cas de sinistre. La plupart des contrats prévoient une garantie relogement couvrant les frais d'hébergement lorsque le logement devient inhabitable suite à un événement couvert : incendie, dégât des eaux, catastrophe naturelle.
En revanche, elle ne prend généralement pas en charge un hébergement lié à des travaux décidés par le propriétaire, sauf clause contractuelle spécifique. Il convient de vérifier les conditions du contrat : plafond journalier, durée maximale et types de sinistres éligibles.
Si le contrat ne couvre pas la situation, d'autres recours existent : négocier avec le bailleur, contacter une association spécialisée ou les services sociaux de la mairie. Si un crédit a dû être contracté pour financer les réparations, il est possible d'envisager un aménagement de remboursement adapté à la situation du propriétaire. L'assurance du propriétaire peut également intervenir si sa responsabilité est engagée dans le sinistre.
Le saviez-vous ?
Depuis le 1er janvier 2024, la réforme du régime des catastrophes naturelles prévoit une prise en charge encadrée des frais de relogement lorsque la résidence principale est rendue impropre à l'habitation pour des raisons de sécurité, de salubrité ou d'hygiène. (Source : Gouvernement, 2023)
Comment trouver une solution de relogement temporaire ?
Plusieurs options s'offrent au locataire contraint de partir. La première démarche consiste à se rapprocher du propriétaire pour recevoir les propositions auxquelles il est tenu. Celles-ci doivent correspondre aux besoins de la famille et se situer dans un périmètre géographique raisonnable.
En parallèle, il est possible de contacter les organismes de logement social, les associations d'aide au logement ou les services sociaux de la mairie. Dans les situations urgentes, le 115 permet d'accéder à un hébergement d'urgence.
Pour des travaux programmés à l'avance, il est préférable d'anticiper en recherchant une sous-location encadrée, une résidence de tourisme ou un appartement meublé de courte durée. L'essentiel est d'engager les démarches dès que la date de début du chantier est connue.

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