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Location meublée, non-meublée, saisonnière et de bureau
Mettre un bien immobilier en location implique de choisir le régime locatif le plus adapté à son objectif. Location meublée ou non-meublée, courte durée saisonnière, bail professionnel ou commercial : chaque type de location obéit à des règles distinctes en matière de durée de bail, d'obligations du propriétaire et de traitement fiscal des revenus. Ce choix influence directement la rentabilité locative, le niveau de gestion quotidienne et la souplesse accordée aux deux parties. Ce guide détaille les caractéristiques et contraintes de chaque formule pour aider le bailleur à trouver la plus adaptée à sa situation et à son logement.
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Dans ce guide
- Location meublée et non-meublée : principales différences
- Fiscalité des revenus locatifs : meublé ou non-meublé ?
- Location saisonnière : règles, plafonds et fiscalité
- Bail professionnel et bail commercial : locaux non résidentiels
- Obligations légales avant toute mise en location
- Comment choisir son type de location selon son objectif ?
- FAQ : Les modes de location
Dans ce guide
- Location meublée et non-meublée : principales différences
- Fiscalité des revenus locatifs : meublé ou non-meublé ?
- Location saisonnière : règles, plafonds et fiscalité
- Bail professionnel et bail commercial : locaux non résidentiels
- Obligations légales avant toute mise en location
- Comment choisir son type de location selon son objectif ?
- FAQ : Les modes de location
En résumé
Location meublée vs vide : bail 1 an vs 3 ans, équipement complet obligatoire en meublé.
Fiscalité : revenus fonciers pour le nu, BIC et LMNP avec amortissement pour le meublé.
Courte durée : limitée à 120 jours par an en résidence principale, déclaration mairie obligatoire.
Bail commercial : durée 9 ans minimum avec faculté de résiliation triennale (3-6-9).
DPE G interdit : tout nouveau bail de location interdit depuis janvier 2025 pour les logements G.
Location meublée et non-meublée : principales différences
Pour qu'un appartement soit qualifié de meublé, il doit comporter un équipement minimal défini par décret depuis 2015 : literie avec couette, volets dans les chambres, plaques de cuisson, four ou micro-ondes, réfrigérateur, vaisselle, table, sièges, rangements et matériel d'entretien. L'absence d'un seul de ces éléments peut entraîner une requalification en location vide par le tribunal, avec toutes les conséquences sur le bail et la fiscalité.
La durée du contrat diffère de façon significative entre les deux types de location. Un bail meublé est conclu pour 1 an (ou 9 mois pour les étudiants), renouvelable tacitement. En location non-meublée, la durée minimale est de 3 ans pour un propriétaire personne physique, 6 ans pour une société. Ce cadre plus rigide offre davantage de stabilité au locataire, mais moins de souplesse au bailleur qui souhaite récupérer son logement ou revoir le loyer en cours de bail.
Fiscalité des revenus locatifs : meublé ou non-meublé ?
Les deux régimes relèvent de catégories d'imposition distinctes, avec des conséquences importantes sur la rentabilité nette. Les loyers d'un logement vide entrent dans la catégorie des revenus fonciers : micro-foncier avec un abattement de 30% (accessible sous 15 000 euros de revenus locatifs annuels) ou régime réel permettant de déduire les charges effectives (travaux, intérêts d'emprunt, assurances, taxe foncière).
Pour la location meublée, les recettes perçues relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Le statut LMNP (loueur en meublé non professionnel) s'applique tant que les revenus locatifs ne dépassent pas 23 000 euros par an ou 50% des revenus du foyer. En régime réel, le propriétaire peut amortir le bien et les meubles, ce qui peut ramener l'imposition à zéro pendant plusieurs années : c'est l'avantage fiscal majeur du meublé par rapport à la location vide.
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Location saisonnière : règles, plafonds et fiscalité
Déclaration obligatoire et numéro d'enregistrement
La location saisonnière consiste à louer un logement meublé pour de courtes durées à une clientèle de passage. Avant toute mise en ligne, une déclaration en mairie est obligatoire. Dans de nombreuses communes, un numéro d'enregistrement doit figurer sur chaque annonce. Pour une résidence secondaire dans une ville de plus de 200 000 habitants, une demande de changement d'usage est généralement requise avant de mettre le logement en location sur les plateformes.

Le plafond des 120 jours par an
Pour les résidences principales, la location de courte durée est limitée à 120 jours par an dans les communes ayant activé ce dispositif (Paris, Lyon, Bordeaux et de nombreuses villes touristiques). Au-delà de ce seuil, le propriétaire doit obtenir une autorisation de changement d'usage auprès de la mairie. Les plateformes de location sont tenues de bloquer les annonces une fois ce plafond atteint. Le non-respect de ces règles expose à des amendes pouvant atteindre 50 000 euros.
La fiscalité de la location courte durée
Les revenus de ce type de location relèvent des BIC, comme pour toute location meublée classique. Le micro-BIC s'applique jusqu'à 77 700 euros de recettes annuelles avec un abattement de 50% (71% pour les meublés de tourisme classés). Les propriétaires qui perçoivent moins de 760 euros par an de loyers provenant de la location de leur résidence principale sont totalement exonérés d'impôt sur ces revenus, selon l'article 35 bis du Code général des impôts. En zone touristique, la rentabilité brute de cette formule dépasse souvent celle d'un bail annuel classique.

Bail professionnel et bail commercial : locaux non résidentiels
La mise en location de locaux à usage professionnel ou commercial suit des règles propres. Le bail professionnel s'adresse aux professions libérales réglementées (médecins, avocats, architectes). Conclu pour 6 ans minimum, il peut être résilié par le locataire avec un préavis de 6 mois, à tout moment, sans justification particulière. Le propriétaire, lui, ne peut pas y mettre fin avant le terme prévu sauf faute grave.
Le bail commercial régit les locaux destinés au commerce, à l'industrie ou à l'artisanat. Sa durée est de 9 ans minimum, avec une faculté de résiliation pour le locataire à l'issue de chaque période de 3 ans : c'est le principe du bail "3-6-9". L'occupant bénéficie d'un droit au renouvellement protégé et d'une indemnité d'éviction si le bailleur s'y oppose sans motif sérieux. Ces types de location offrent des revenus locatifs stables sur le long terme pour les biens situés en rez-de-chaussée ou en zone mixte.
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Obligations légales avant toute mise en location
Quel que soit le type de location choisi, le logement doit répondre aux critères de décence : surface minimale de 9 m², hauteur sous plafond de 2,20 m, absence d'humidité ou d'insalubrité, installations électriques et de gaz conformes. Un dossier de diagnostics complet (DPE, état des risques, amiante, plomb selon l'ancienneté du bâti) doit être annexé au bail dès la signature du contrat de location.
Depuis janvier 2025, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique sont interdits à la location pour tout nouveau bail. Les classés F seront concernés en 2028, puis les E en 2034. Cette réglementation pousse de nombreux propriétaires à engager des travaux de rénovation avant de mettre leur appartement sur le marché locatif. Un bon classement énergétique est aussi un argument commercial fort : les locataires sont de plus en plus attentifs au montant des charges lors du choix d'un logement.

Comment choisir son type de location selon son objectif ?
Le choix du régime locatif dépend de plusieurs critères : rentabilité attendue, disponibilité pour la gestion et nature du bien. La location saisonnière offre les loyers bruts les plus élevés dans les grandes métropoles et les zones touristiques, mais elle exige une gestion intensive (ménages, remises de clés, communication avec les voyageurs) ou le recours à une conciergerie dont les honoraires atteignent souvent 20 à 30% des revenus locatifs.
La location meublée à l'année représente un bon compromis : loyers supérieurs à la location vide, fiscalité favorable en LMNP, gestion moins contraignante que la courte durée. La location non-meublée, avec ses baux de longue durée, convient aux propriétaires qui privilégient la stabilité et une gestion minimale. La mise en location de locaux professionnels ou commerciaux sécurise des revenus stables pour les biens bien situés. Dans tous les cas, un appartement rénové et en bon état se loue plus rapidement et à un meilleur loyer, quel que soit le régime retenu.
Comparer les régimes locatifs par leur rendement réel
Chaque type de location génère un rendement différent selon le bien, sa localisation et les charges associées. Pour aller plus loin et valider la cohérence financière de votre projet, consultez notre guide sur les rendements immobiliers et calculs : rentabilité brute, nette et nette-nette, formules et exemples concrets par type de bien.
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