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Location non-meublée : fiscalité pour l'investisseur

La location non-meublée, aussi appelée bail nu, reste l'un des investissements locatifs les plus stables du marché immobilier français. Pour un investisseur, elle offre des locataires durables, un cadre juridique éprouvé et des leviers fiscaux puissants. Mais optimiser son rendement ne s'improvise pas : choix du régime d'imposition, maîtrise du déficit foncier, anticipation des nouvelles obligations DPE... Cet article détaille les règles essentielles pour piloter un investissement en location nue avec méthode, de la signature du bail à la déclaration fiscale.

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Immeuble haussmannien à Paris — investissement locatif location non-meublée

En résumé

  • Bail nu : durée minimale 3 ans (6 pour les personnes morales), reconduction tacite.

  • Micro-foncier : abattement 30 % si loyers inférieurs à 15 000 €/an.

  • Régime réel : travaux, intérêts d'emprunt et frais de gestion déductibles.

  • Déficit foncier : imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/an.

  • DPE : logements classés G interdits à la location depuis le 1er janvier 2025.

Le bail nu : cadre juridique et obligations

Durée du bail et conditions de renouvellement

Le contrat de location nue est régi par la loi du 6 juillet 1989. Sa durée minimale est de trois ans lorsque le bailleur est un particulier, six ans lorsqu'il s'agit d'une personne morale. À l'échéance, le bail se reconduit tacitement pour la même durée, sauf si le propriétaire notifie congé au moins six mois avant la date de fin, uniquement pour vendre le bien, le reprendre pour l'occuper ou pour un motif légitime et sérieux. Cette stabilité contractuelle limite le turnover locatif et préserve la continuité des revenus.

Appartement vide non-meublé prêt à la location — bail nu location vide

Obligations du bailleur et droits du locataire

Le propriétaire a l'obligation de remettre un logement décent, conforme aux critères de surface minimale (9 m², 2,20 m de hauteur sous plafond) et aux normes de sécurité et de salubrité. Il doit fournir un dossier de diagnostic technique complet : DPE, constat de risque d'exposition au plomb (CREP), état des risques naturels, amiante et, dans certaines zones, bruit et mérule. Pour l'investisseur, anticiper la conformité du logement évite les litiges coûteux et les blocages de loyer. Le locataire bénéficie d'une protection renforcée contre les expulsions abusives, notamment lors des trêves hivernales.

Dépôt de garantie, état des lieux et gestion des impayés

En location vide, le dépôt de garantie est plafonné à un mois de loyer hors charges. Il doit être restitué dans un délai d'un mois si l'état des lieux de sortie est conforme à l'entrée, deux mois en cas de dégradations constatées. Un état des lieux d'entrée et de sortie contradictoire est obligatoire : sans lui, le logement est présumé remis en bon état et le bailleur perd tout recours. En cas d'impayés, le propriétaire peut activer une garantie Visale (gratuite, accordée par Action Logement) ou souscrire une assurance GLI (garantie loyers impayés), dont le coût représente en moyenne 2 à 4 % des loyers annuels.

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Fiscalité de la location nue en détail

Micro-foncier : le régime simplifié jusqu'à 15 000 €

Le micro-foncier est le régime de droit commun lorsque les loyers bruts perçus par le foyer fiscal n'excèdent pas 15 000 € par an, toutes locations nues confondues. Il ouvre droit à un abattement forfaitaire de 30 % sur les revenus bruts, représentatif de l'ensemble des charges. La déclaration est simplifiée : seul le montant brut des loyers est à reporter sur la déclaration de revenus. Ce régime est adapté aux investisseurs disposant d'un seul bien avec peu de charges réelles. En revanche, dès que les dépenses déductibles dépassent 30 % des loyers, le régime réel devient plus avantageux. C'est un arbitrage bien différent des régimes BIC que l'on retrouve lorsque l'on cherche à savoir La rentabilité brute d'un investissement locatif se calcule simplement : (loyer annuel / prix d'acquisition) × 100. Mais ce chiffre masque les charges réelles supportées par le propriétaire. Pour obtenir la rentabilité nette, il faut déduire la taxe foncière, les charges de copropriété non récupérables, les frais de gestion (environ 7 à 8 % des loyers si confié à une agence), les primes d'assurance et les provisions pour vacance locative et travaux. En pratique, un bien affiché à 6 % de rentabilité brute tourne souvent autour de 3,5 à 4,5 % net après déduction de ces charges.

Dans le match LMNP vs NU, la location nue présente une rentabilité brute légèrement inférieure à celle de la location meublée, car le loyer pratiqué en bail nu est généralement moins élevé. En contrepartie, le taux de vacance est statistiquement plus faible : les locataires en bail nu restent en moyenne plus longtemps, ce qui stabilise les flux de trésorerie sur le long terme. De plus, contrairement à des stratégies dynamiques comme la colocation ou la location courte durée qui demandent une gestion intensive et un renouvellement fréquent des occupants, la location vide offre une vraie tranquillité d'esprit. Pour un investisseur patrimonial cherchant des revenus réguliers plutôt qu'un rendement maximal, la location vide reste une stratégie solide, notamment lorsqu'elle est combinée à une fiscalité optimisée via le déficit frentabilité (Loueur Meublé Non Professionnel) et ses règles spécifiques.

Régime réel : quelles charges déduire ?

Sous le régime réel, l'investisseur déduit de ses revenus fonciers les charges effectivement supportées : intérêts et frais d'emprunt, primes d'assurance (PNO, GLI), taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, frais de gestion locative, honoraires d'agence, et les travaux d'entretien, de réparation et d'amélioration. Les travaux de construction, reconstruction ou agrandissement sont exclus. Le régime réel s'impose obligatoirement au-delà de 15 000 € de loyers annuels, mais peut être choisi volontairement en dessous de ce seuil, avec un engagement minimum de trois ans.

Déficit foncier : mécanisme, plafond et report

Lorsque les charges déductibles excèdent les revenus fonciers, le déficit ainsi constaté est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an. La part liée aux intérêts d'emprunt ne peut s'imputer que sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Ce mécanisme est particulièrement puissant lors d'une année de gros travaux : un investisseur réalisant 25 000 € de travaux dans un bien loué vide peut réduire son revenu imposable de 10 700 € immédiatement et reporter le solde. Le plafond est temporairement porté à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique permettant un changement de classe DPE.

Pictogramme Ampoule

Le saviez-vous ?

Le déficit foncier est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an. Ce plafond est porté à 21 400 € pour les dépenses de travaux de rénovation énergétique permettant un changement de classe DPE. (Source : impôts.gouv.fr)

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Calculer la rentabilité nette d'un bien loué vide

La rentabilité brute d'un investissement locatif se calcule simplement : (loyer annuel / prix d'acquisition) × 100. Mais ce chiffre masque les charges réelles supportées par le propriétaire. Pour obtenir la rentabilité nette, il faut déduire la taxe foncière, les charges de copropriété non récupérables, les frais de gestion (environ 7 à 8 % des loyers si confié à une agence), les primes d'assurance et les provisions pour vacance locative et travaux. En pratique, un bien affiché à 6 % de rentabilité brute tourne souvent autour de 3,5 à 4,5 % net après déduction de ces charges.

Dans le match LMNP vs NU, la location nue présente une rentabilité brute légèrement inférieure à celle de la location meublée, car le loyer pratiqué en bail nu est généralement moins élevé. En contrepartie, le taux de vacance est statistiquement plus faible : les locataires en bail nu restent en moyenne plus longtemps, ce qui stabilise les flux de trésorerie sur le long terme. De plus, contrairement à des stratégies dynamiques comme la colocation ou la location courte durée qui demandent une gestion intensive et un renouvellement fréquent des occupants, la location vide offre une vraie tranquillité d'esprit. Pour un investisseur patrimonial cherchant des revenus réguliers plutôt qu'un rendement maximal, la location vide reste une stratégie solide, notamment lorsqu'elle est combinée à une fiscalité optimisée via le déficit foncier.

DPE, passoires thermiques et obligation de travaux

Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau contrat de location, ni d'un renouvellement ou d'une reconduction tacite. Le calendrier se poursuit : les logements classés F seront interdits à la location à partir du 1er janvier 2028, puis la classe E à partir de 2034. Pour un investisseur, toute acquisition d'un bien énergivore doit intégrer le coût des travaux de rénovation dans le plan de financement initial, sous peine de se retrouver avec un actif non-louable.

Ces contraintes réglementaires constituent pourtant une opportunité fiscale réelle. Les travaux de rénovation énergétique permettant de passer d'une classe G ou F à une classe D ou supérieure ouvrent droit au déficit foncier majoré, jusqu'à 21 400 €, ainsi qu'à des aides publiques : MaPrimeRénov', certificats d'économies d'énergie (CEE) et éco-prêt à taux zéro. Un bien acheté décoté pour sa mauvaise étiquette énergétique, rénové puis reloué à un loyer revalorisé, peut ainsi générer un rendement final supérieur à celui d'un bien acquis en bon état.

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FAQ : Location non-meublée

Quelle différence entre location nue et meublée pour la fiscalité ?

Peut-on passer du micro-foncier au régime réel en cours d'année ?

Comment calculer le déficit foncier sur un bien loué vide ?

Quelles charges sont déductibles en régime réel ?

Un logement classé G peut-il encore être loué en 2025 ?

Vaut-il mieux louer vide ou meublé pour un investisseur ?