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Audit électrique : à quoi sert-il et comment le faire ?
L'audit électrique est un contrôle approfondi de l'installation d'un logement. Réalisé par un diagnostiqueur certifié, il permet de détecter les anomalies, de vérifier la conformité aux normes en vigueur et d'identifier les risques d'incendie ou d'électrocution. En France, ce contrôle est obligatoire dans certains contextes de vente immobilière, notamment lorsque l'installation a plus de 15 ans. Mais même en dehors de toute obligation légale, il représente une étape prudente avant d'engager des travaux de rénovation. Cet article vous explique ce qu'il couvre, quand il s'impose, qui peut le réaliser et quel budget prévoir.
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En résumé
Définition : Contrôle de l'installation électrique d'un logement (tableau, câblage, prises, mise à la terre).
Obligation légale : Diagnostic obligatoire pour vente ou location si installation de plus de 15 ans.
Professionnel habilité : Seul un diagnostiqueur certifié Cofrac peut délivrer le document officiel.
Coût : Entre 80 et 300 euros selon la surface et la localisation du logement.
Différence clé : Ne pas confondre avec l'audit énergétique (DPE), qui évalue la performance énergétique.
Qu'est-ce qu'un audit électrique ?
Les points contrôlés lors de la visite
L'audit électrique, également appelé diagnostic électrique, est une évaluation de l'état de l'installation intérieure d'un bien immobilier. Il porte sur l'ensemble du réseau : tableau, câblage, prises de courant, dispositifs de protection (disjoncteurs, fusibles) et liaisons à la terre.
Un diagnostiqueur certifié inspecte plusieurs éléments. Il vérifie d'abord la présence et le bon état du tableau, ainsi que la qualité des disjoncteurs différentiels. Il contrôle ensuite le câblage apparent et encastré, en repérant les fils vieillissants, dénudés ou mal protégés.
Les prises font l'objet d'un test individuel, tout comme les points lumineux et la mise à la terre. L'auditeur vérifie également que la puissance souscrite correspond aux usages réels du logement, pour éviter les surcharges. Un rapport détaillé est remis à l'issue de la visite, avec les anomalies classées par niveau de danger. Comme pour toute inspection immobilière, il vise à détecter les anomalies susceptibles de créer un risque.

La norme NF C 15-100 comme référence
Ce contrôle s'appuie sur la norme NF C 15-100, qui définit les règles d'installation applicables aux bâtiments d'habitation en France. Elle fixe les exigences en matière de câblage, de protection, de mise à la terre et de puissance disponible.
Un logement dont l'installation date d'avant les années 1990 est souvent en décalage avec ces exigences. La procédure permet d'identifier précisément les points de non-conformité et de chiffrer les travaux à prévoir.
Deux diagnostics à ne pas confondre
Le diagnostic électrique et l'audit énergétique sont deux démarches souvent confondues. Le second évalue la performance énergétique globale du logement : isolation, chauffage, consommation énergétique, émissions de gaz à effet de serre. Il aboutit à une estimation du DPE (diagnostic de performance énergétique) et à des préconisations de rénovation énergétique.
Le premier, lui, porte exclusivement sur la sécurité de l'installation. Les deux peuvent être complémentaires dans le cadre d'une rénovation globale : l'un identifie les risques, l'autre évalue la consommation énergétique et les axes d'amélioration thermique.
Le saviez-vous ?
En France, environ 7 millions de logements comportent des installations électriques dangereuses ou non conformes. (Source : Promotelec)
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Quand ce diagnostic est-il obligatoire ?
Le diagnostic électrique est obligatoire pour la vente d'un bien immobilier dont l'installation intérieure a plus de 15 ans. Cette obligation s'applique aux appartements et maisons individuelles ainsi qu'aux dépendances vendues avec le bien principal. Sa durée de validité est de 3 ans dans le cadre d'une vente.
Pour les locations, l'obligation s'applique aux contrats de bail signés depuis le 1er janvier 2018, pour les logements dont l'installation a plus de 15 ans. Ce document fait partie du dossier de diagnostic technique (DDT) remis au locataire, avec une validité de 6 ans.
En dehors de toute obligation légale, ce type de vérification est recommandé avant d'engager des travaux de rénovation importants, lors d'un achat immobilier pour mieux négocier le prix, ou par précaution dans un logement ancien dont l'installation n'a jamais été contrôlée.
Qui peut réaliser ce diagnostic ?
Seul un professionnel certifié et accrédité par un organisme reconnu (Cofrac) est habilité à réaliser ce contrôle. Cette certification garantit qu'il maîtrise la norme NF C 15-100 et dispose des outils nécessaires pour conduire une évaluation fiable et impartiale.
Pour trouver un prestataire, vous pouvez consulter l'annuaire des professionnels certifiés disponible sur le site du gouvernement, ou faire appel à une société spécialisée en diagnostics immobiliers. Vérifiez qu'il est bien assuré avant de signer un devis.
Un électricien peut intervenir sur votre installation, mais il n'est pas habilité à délivrer le document officiel. Ces deux rôles sont distincts pour garantir l'indépendance de l'évaluation et éviter tout conflit d'intérêts.
Le saviez-vous ?
Entre 20 et 35 % des incendies d'habitation sont d'origine électrique, selon le baromètre Promotelec 2022. Un chiffre qui rappelle l'importance de vérifier régulièrement l'état de votre installation. (Source : Promotelec, 2022)
Quel est le prix d'un audit électrique ?
Le coût varie selon la surface du logement, sa localisation et le prestataire choisi. Pour un appartement standard, le prix se situe entre 80 et 150 euros. Pour une maison individuelle de grande surface, la facture peut atteindre 200 à 300 euros. Les tarifs ne sont pas réglementés : comparez plusieurs devis.
Certains réseaux de diagnostiqueurs proposent des forfaits groupés intégrant plusieurs diagnostics (électricité, gaz, DPE, amiante), ce qui réduit le coût global. Il n'existe pas d'aide financière spécifique pour ce type de contrôle, mais si des travaux de rénovation s'avèrent nécessaires, certains dispositifs peuvent en couvrir une partie selon leur nature.

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